Bienvenue dans la rubrique "Autour de BASHUNG". C'est dans cette rubrique que je regroupe tous vos travaux s'approchant de près ou de loin à l'univers de BASHUNG.
J'ai donc regroupé vos diverses oeuvres.



AUTEUR : Laurent GAIGNEBET
DATE D'ENVOI : 08 Décembre 2005
COMMENTAIRES DE L'AUTEUR : J'adore les paroles surréalistes de Bashung
J'ai réalisé plusieurs dessins et collages d'aprés ses paroles. A voir !

Bravo pour ce site sur Alain Bashung

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AUTEUR : Yann CATEL (Lhomme)
DATE D'ENVOI : 07 Octobre 2004
COMMENTAIRES DE L'AUTEUR : Je viens de lire les textes laissés dans la rubrique Autour de... Et justement j'avais écrit aujourd'hui (en soirée pour être exact !) un texte qui me semblait "sans queue ni tête ", avec des relans d'alcool, d'un homme faisant peu à peu le vide de sa mémoire en jouant dangereusement à se remplir d'un alcool le vidant du moindre souvenir...

J'y voyais un peu un manège et des chevaux dorés tournant, et peu à peu dans l'écriture je me suis aperçu que ce que j'écrivais n'étais pas du tout pour moi mais pour Alain Bashung... Alors je vous laisse ce texte, dans l'espoir que le maître le lise, l'apprécie surtout. De toutes façons je considère déjà que ce texte ne m'appartient plus, il est à lui.

Bien à vous, et félicitations pour votre travail.

JE M’ALLEGE

N’être plus que minuscules
S’évider de la carcasse :
Je m’allège…
Au bout des conciliabules
Se vider des whisky glace
Je m’allège…
Eviter Les vestibules
Ne pas tenter le sur-place :
Je m’allège…

Il y tourne des chevaux sur ce tout petit manège…
Ma mémoire de plexiglas n’est qu’une épingle à cheveux
D’où tout se noue de nous deux…

Se moquer du crépuscule
De peur d’y laisser des traces :
Je m’allège…
Et faire sauter les capsules
Qui t’entraînent en Terre de grâce :
Je m’allège…
Tituber sur Jim et Jules
En rêvant que le monde s’embrasse
Je m’allège…

Il y tourne des chevaux… Sur le tout petit manège
Ma mémoire de plexiglas, n’est qu’un pense-bête malheureux…
D’où tout se noue de nous deux…
D’où tout se noue…
D’où…

Le valeureux machin-bidule
Et tous les autres qu’on entasse :
Je m’allège…
Faire abstraction des pendules
Le temps n’est plus quand on le chasse
Je m’allège…
Il n’est plus question qu’on recule
Compères de pied, qu’on perde face
Je m’allège…

Il y tourne des chevaux… Sur le tout petit manège
Ma mémoire de plexiglas, n’est que chagrin pour tes yeux
D’où tout se noue, de nous deux… D’où tout se noue…
De nous deux…
De… Nous… Deux….

(Pour Alain Bashung - Avec mon affection)


AUTEUR : Marcello PATTINEO
DATE D'ENVOI : 10 Février 2003
COMMENTAIRES DE L'AUTEUR : À venir

Marcello m'a contacter un jour de février afin de me demander si il y avait moyen de contacter Alain Bashung pour lui faire part d'un projet personnel. En effet, Marcello est l'auteur "d'un projet personnel conséquent, un genre de carnet de voyage qui n’est pas vraiment un carnet ni un livre, bref un truc sur ma vie et ma passion. Un délire perso de 244 pages constitué de dessins, de photos et de textes, entièrement fait à la main, c’est-à-dire relié et cousu". Après l'avoir offert à ses proches, et ces derniers l'ayant poussé vers l'édition professionnelle de son ouvrage, ce dernier s'est lancé.

Hors, 5 mois et 1 jour après son premier message, quelle ne fut pas ma surprise en recevant un nouveau mail de Marcello m'annonçant que :
"
Le 8 juillet à 13h30, cette démarche aboutissait, mon bouquin parvenait dans les mains d¹Alain Bashung. Le miracle !!!"
Il semblerait qu'Alain ait sincèrement apprécié sa démarche.

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AUTEUR : Dominique CHERMETTE
DATE D'ENVOI : 17 Décembre 2002
COMMENTAIRES DE L'AUTEUR : Pour Bashung, merci...

De bien jolis textes qui pourraient aisément être mis en musique par Alain BASHUNG.

"Liberté"
"Egalité"
"Fraternité"

De renards bréviaires
En contes allogènes
De regards délétères
En stériles androgènes
De corde ombilical
En sourires castrés
De crottes de chacals
En portes fracturées
De foules anglophones
En cercles concentriques
De quartiers homophones
En crânes excentriques
De Noëls aux balcons
En faunes allochtones
De routes contagions
En cirques de Canton
De tôles enlacées
En baisers de pépins
De flaques de nausée
En rêves de crottins
De ciels ombragés
En fils de mercure
Regarde tes souliers
Tes clés dans les serrures
Tes yeux de Maccabée
Tes mains dans la sciure
Ta gorge de Bénoué
Tes plaies de confiture
Ta tignasse de Centaure
Ton cul de parapet
Tes sourcils à Bogor
Regarde ton voilier
Tes kilos de paillasse
Tes jambes moutonnées
Tes poignées Barrabas
Tes sourires de Furius
Ta langue homonyme
Ton nom de Camillus
Tes chaînes Jacobines
Vois la guerre de Glanum
Les routes de Sichuan
La grandeur des axiomes
Les livres de Rahman
Vois les rates des Carpates
Les rêves occitans
Les règles phallocrates
Les barbes de l'Orient
Vois la couleur du vent
La gloire des oeilletons
Les robes d'Occident
Le règne Poséidon
Vois l'ordre émancipé
Le rond du cadenas
La course des remblais
Les envies de bla-bla
De mirages flambés
En courses tutélaires
De veines arrivées
En cranes des Glières
Regarde les bergers
Les traces de Kepler
La ronde des gradés
Les aphtes de grand-père
Vois malice à ton cou
Tes jambes malléoles
Ta glotte de grigou
Tes oreilles parasols
Ton haleine fétide
Tes gaz affranchis
Ta glande parotide
Tes seins en organdi
Dis-moi affréteur roturier : Combien l'as-tu achetée ?
Dis-moi accoucheur marinier : Comment l'as-tu hissée ?
Dis-moi gaffeur polypier : Comment l'as-tu oubliée ?
Dis-moi voyageur infirmier : Comment l'as-tu bavée ?
Dis-moi ravisseur atrophié : Combien l'as-tu volée ?
Dites-moi les feuillaisons
Les Tanguy Apollon
Les tiques de pigeons
Les Mao Zedong
Les mariés marathons
Les troupes de sermon
Les piqûres de bourdon : Où est-elle cachée ?
On la dit intrinsèque
On l'aurait encartée
Demain on la dissèque
On la pousse marchepied
On casse la manivelle
On appuie sur « entrée »
On viole l'infidèle
On brûle la mère Orphée
On crache l'orviétan
On crépit de purée
On souille l'éléphant
On crie sur l'attardé
On plaque dans les dents
On largue le Daguestan
On pisse sur Ferdinand
On tire sur le flamant
On affûte son calibre
On couche les camélias
On casse les équilibres
On file sur Terceira
On vole vers Jupiter
On vit de patachons
On baise l'hôtesse de l'air
On mange du mouton
On gare sa Ferrari
On enlève la goupille
On écrase Valérie
On joue avec ses billes
On crache sur les tombes
On rencontre les Tagals
On siffle sa Joconde
On tâche son éventail
On renie l'évêché
On brade sa dulcinée
On se laisse flageller
Et l'on crève à Jersey

Mais où est-elle passée... ?

Il est des jours brisés
Rêveurs de Lapiés
Des nuits de pacotilles
Des rondes de brindilles
Et des lunes étouffées
Mangeurs de ratatouilles
De ragoûts de mouton
De boeufs bourguignons
Et de filets d'andouilles
Râleurs cadavériques
Des fleuves évaporés
Des maisons de papier
Et des champs squelettiques
Porteurs de queues-de-pie
Des bulles de savons
Des riches feuilletons
Et des quatre jeudis
Loueurs de mas Jonzac
Des quartiers Bodh-Gayâ
Des bidons de Quetta
Et des fermes Padirac
Chercheurs de maladies
De silhouettes homogènes
De signes pathogènes
Et des ombres hardies
Douceurs du peuple Hittites
Des souvenirs bénins
Des sources des Ecrins
Et des terres anthracites
Couleurs de frère Gändhï
Des traits de Galilée
Des blagues de Shelley
Et des mots Marconi
Qu'ont-elles en commun ?
Ces zombies acariâtres
Ces figures synthétiques
Ces fourmis pathétiques
Ces cerveaux idolâtres
Ces lieux de parésie
Ces endroits avanies
Ces sites paradis
Il est des masques voilés
Des chaînes dévoilées
Des maisons à brûler
Des femmes opprimées
Des soleils ombragés
Que la pluie a souillée
Il est des matins d'effroi
Voleurs d'actinies
De miettes de purin
D'hectolitres de vins
Et de nains de jardins
Coureurs de Pompéi
Des stades de Munich
Des balles balkaniques
Et des Jeux de Paris
Etre née à Joinville
Chez Martin ou Calma
Tombée à Bogota
Attendue à Nashville
Etre née à Rouen
Chez Touraine ou Silva
Noyée à Toamasina
Disparue à Assouan
Malades avant de naître
Heureux avant d'avoir
Aveugles avant d'y voir
Victimes avant de paître
Qu'ont-elles en commun ?
Ces filles des pavés
Ces gosses dépravés
Ces marchandes d'ivraies
Ces princesses droguées
Ces bébés accablés
Ces adolescentes gavés
Il est des jours radieux
Bonheur de la potée
Des bottes de sept lieux
Des mariés amoureux
Et des jours rallongés
Coeurs de joie rassemblés
Des rires de nez rouges
Des histoires de barbouzes
Et d'un voyage au Gris-Nez
Joueurs de volley
Descendeurs de vallées
Danseurs de ballets
Sauteurs de mètres haies
Boxeurs auréolés
L'avez-vous déjà croisée ?
Est-elle décédée ?
A-t-elle déjà existé ?
Où peut-on la trouver ?
Enfermés dans ces wagons
Poussés par les barons
L'avez-vous respirée ?
Jusqu'au camp de la mort
L'avez-vous méprisée ?
Même haïe sur les bords ?
On ne sait si c'est elle
Ou un rêve opalin
Que l'on imagine en vain
En discours chevalets
Où peut-on respirer
Des bribes de ses mains ?

Lorsque je la croise
La souhaite
La regrette
Ou la toise
Lorsqu'elle me sourit
Me flatte
Me tape
Ou m'enhardit
Lorsque je l'évite
La repousse
La frousse
Ou l'extirpe
Lorsqu'elle me répond
Me sollicite
M'abrite
Ou me confond
Lorsque je la caresse
La console
La frôle
Ou lui pince les fesses
Lorsqu'elle me dit con
Me snobe
M'englobe
Ou me laisse marron
Lorsqu'elle lit Rousseau
Diderot
Voltaire
Ou Marmontel
Lorsqu'elle vit pour la Liberté
L'Egalité
La Justice
Ou la Paix
Que cherches-tu ?
Homme des palais
Des ghettos
De Bombay
Ou de Monaco
Vivre pour manger ?
Manger pour vivre ?
Vivre pour dépenser ?
Ou penser pour survivre ?
Dehors c'est la folie
La galère
L'avanie
Ou la guerre
Faudrait se serrer
Comme une forêt vierge
Faudrait se parler
Comme dans les rêves
Faudrait s'aimer
Comme des déchaînés
Faudrait s'entraider
Comme des fauchés
Faudrait crier
Comme des affamés
Faudrait changer !
La course des alizés
Le cri du héron
Le cours du Mékong
La durée de l'été
Faudrait changer !
Le regard du péon
La lourdeur du passé
La route des voitures
La couleur des toitures
Faudrait les casser !
Nos envies de camés
Nos courses effrénées
Nos vies de prisonniers
Nos regards larvés
Nos sourires fâchés
Nos tirelires bouchées
Faudrait écouter !
Le bruit des muets
Le son des pavés
Le silence des blessés
Le cri du condamné
Le regard du gamin
La couleur de ses mains
Faudrait regarder !
Le lit épuisé
La couleur des nuages
Le vent dans les voiles
La terre oxydée
Les ronds du châtaignier
Le cycle des saisons
Le feu à la maison

Oui mais !
Y'a un mais !


de la part de Gaspard ...